Sortie : 1974

Pressage : Deram, France, 1974 (Discogs)

Je vais aller droit au but, Mirage est un de mes disques préférés de rock progressif. C’est mon album favori du groupe, sans aucun doute (même s’il est suivi de près par Moonmadness ou encore The Snow Goose) mais c’est aussi beaucoup plus que cela.

Je trouve que Camel réussit avec Mirage à délivrer un rock résolument progressif mais aussi très mélodique et beaucoup moins démonstratif et pompeux que bien des formations de l’époque. En ce sens, Mirage peut être un choix judicieux pour quiconque souhaiterait découvrir ce genre si riche voire dédaléen qu’est le rock progressif.

Mais Mirage c’est surtout une succession d’excellents titres avec deux grosses pièces que sont la suite « Nimrodel/The Procession/The White Rider » et l’épique « Lady Fantasy », deux titres majeurs de Camel absolument incontournables. Il ne s’agit que du deuxième album des anglais mais le groupe semble déjà être au sommet de son art tant l’interprétation est impressionnante (mention spéciale à la section rythmique que je trouve excellente) et l’écriture sans faille et particulièrement efficace.

Quant à Andy Latimer, il est impérial : Voix magnifique et jeu de guitare de grande classe. Je suis en pleine subjectivité évidemment puisque c’est un des guitaristes que j’admire le plus mais je trouve néanmoins qu’il reste l’un des plus sous-estimés, un peu comme Alex Lifeson de Rush, tous deux très connus et réputés dans la sphère progressive mais malheureusement dans l’ombre des plus grands s’il l’on sort de celle-ci.

Album de rock progressif à mon sens incontournable, Mirage est une pépite dans la discographie du groupe (parmi d’autres !!) que j’écoute régulièrement et de manière rituelle depuis que je l’ai découverte il y a maintenant pas mal d’années et ce, avec un plaisir demeurant intact, ! Un de ces disques que j’emporte sur l’île déserte

Once he wore grey, he fell and slipped away
From everybody’s sight.
The wizard of them all, came back from his fall
This time wearing white.