Sortie : 1971

Pressage : Charisma, France, 1972 (Discogs)

Comme pour Trespass, c’est à nouveau Paul Whitehead qui signe le gatefold magnifique de ce troisième album de Genesis. La pochette est un indice, on devine que l’univers du groupe s’est enrichit par rapport à Trespass, visuellement donc mais aussi et surtout musicalement.

Le titre d’ouverture « The Musical Box » donne le ton de l’album. Il s’agira d’un des albums majeurs du groupe, le premier d’une plutôt longue série (jusqu’à disons 1977 et leur fabuleux live Seconds Out).  Ce premier titre est la quintessence de Genesis, mais aussi du rock progressif en général. 10 minutes audacieuses pleines de rebondissements et un Peter Gabriel littéralement habité, magistral dans son interprétation théâtrale et unique (et qui influencera toute une génération de chanteurs de néo prog à venir…).

La suite de l’album n’est que pur bonheur avec quelques titres plus légers ou moins ambitieux mais néanmoins agréables (« For Absent Friends », « Harold The Barrel » ou « Harlequin ») mais ce sont surtout « The Return Of The Giant Hogweed » (conte sombre et fou assez dévastateur) et deux titres qui figurent parmi mes préférés du groupe, « Seven Stones » et « The Fountain Of Salmacis » que je retiens. Ces derniers sont absolument superbes, avec notamment Tony Banks qui donne une leçon d’utilisation du Mellotron, un instrument qui devient irrémédiablement un des éléments primordiaux du son du groupe.

Nursery Cryme est un classique de Genesis et du rock progressif en général qui laisse entrevoir la suite qui scellera définitivement le destin du groupe comme l’un des maîtres du genre, incontournable et fondamental.