Sortie : 1976

Pressage : Gulp, France, 1976 (Discogs)

Si je suis fan de Judas Priest, c’est plus spécialement du Judas Priest des années 70. Et je pense pouvoir dire que Sad Wings Of Destiny est mon album favori de cette période, du groupe et pour aller même plus loin, un de mes albums de heavy fétiches. On sentait déjà un potentiel sur leur premier album, Rocka Rolla, mais avec ce deuxième album de 76, Judas Priest fait un bon en avant assez incroyable en sortant un de ses chefs d’oeuvres. Rob Halford est absolument impressionnant, véritable performance vocale notamment sur l’épique « Victim Of Changes » qui ouvre l’album de façon magistrale. Un de leurs meilleurs titres à mon humble avis.

Ce premier titre donne le ton puisque la suite de l’album est du même acabit avec des morceaux d’une efficacité redoutable (« The Ripper », « Tyrant », « Island Of Domination ») et d’autres plus ambitieux comme « Dreamer Deceiver » ou « Genocide ». La production est certes 70’s, les amateurs de Painkiller trouveront certainement le son daté et mou, mais je trouve que c’est justement là que réside le charme de ces premiers albums de heavy metal, la puissance émanant davantage de l’interprétation et des arrangements que de la production et du nombre de pistes de guitares enregistrées.

J’ignore si Sad Wings Of Destiny est un incontournable du genre, peut-être que Painkiller serait davantage considéré comme tel, ou bien encore Defenders Of The Faith (que j’adore également par ailleurs) mais au-delà du style musical, il s’agit de mon point de vue d’un album essentiel!! Bref, vous l’aurez certainement deviné, Sad Wings Of Destiny est bel et bien l’album de Judas Priest que j’emporterai sur cette chère île déserte!

Mon exemplaire est le premier pressage français chez Gulp, pochette absolument sublime! (à l’inverse d’une réédition des 80’s que j’ai brièvement possédé dont l’artwork était reproduit de façon tout à fait douteuse : contrastes exagérés, couleurs qui bavent, bref d’une laideur sans nom).