Sortie : 1970

Pressage : Atlantic, France, 1973 (Discogs)

Troisième album du Zeppelin qui monte encore un peu plus en puissance. L’un de mes préférés et, suivant l’humeur peut-être même mon préféré. C’est intimement lié au fait qu’il s’agisse du premier disque (en CD…) que je me sois acheté, ma première véritable révélation musicale.

Dès le titre d’ouverture, « Immigrant Song », l’affaire était entendue, il s’agirait d’un album très important dans mon initiation musicale. En même temps, difficile de faire plus efficace comme entrée en matière…

Encore pas mal de titres empruntés (pour ne pas dire autre chose) à d’autres artistes ou de titres traditionnels à la sauce Led Zep, mais globalement je trouve que l’identité du groupe devient plus forte par rapport aux deux premiers albums. L’alternance entre les titres rock sans concession comme « Immigrant Song », « Celebration Day » ou « Out On The Tiles » et les morceaux folk comme « Friends », « Tangerine » (une de mes favorites du groupe), « Gallows Pole », « Bron-Y-Aur Stomp » (ou plutôt « The Waggoner’s Lad » de Bert Jansch, ce n’est pas la première fois que Jimmy Page cite l’artiste) ou encore « That’s The Way » fait de ce troisième effort un album varié et captivant du début à la fin. C’est sans compter sur l’excellent blues, peut-être « le » blues du groupe, « Since I’ve Been Loving You » et encore une performance vocale impressionnante de Robert Plant.

Si l’album dispose d’un des meilleurs titres d’ouverture qui soit, j’ai en revanche toujours eu du mal avec la façon dont il se termine, n’ayant jamais été convaincu par « Hats Off to (Roy) Harper ». Mais c’est bien là pour moi le seul défaut de ce troisième album !