Sortie : 1989

Pressage : EMI, UK, 1989 (Discogs)

Seasons End est le cinquième album de Marillion et le premier sans Fish, le charismatique chanteur écossais qui quitta le groupe fin 1988. C’est Steve Hogarth qui aura alors la lourde tâche de le remplacer.

Si j’adore la période Fish, sa voix, ses concepts, son univers, je dois dire que c’est la période  « H » qui me passionne le plus, et ce, notamment, grâce à la voix magnifique et l’interprétation exceptionnelle de Steve Hogarth.

La plupart des titres de Seasons End sont issus de la période Clutching At Straws, le dernier album avec Fish, on peut d’ailleurs retrouver certaines démos sur l’édition remaster de cet album (sorti en 1999), avec des paroles qui finiront du coup sur le premier album solo de l’écossais.

Ce premier album avec Steve Hogarth est une réussite presque totale et contient quelques classiques comme le titre d’ouverture « The King of Sunset Town » qui dévoile très vite un chanteur habité et parfaitement en osmose avec le style Marillion, « Easter », l’une de leurs plus belles chansons, un incontournable live, ou encore « Berlin » et sa superbe montée en puissance progressive.

Seasons End, c’est aussi deux de mes titres préférés du groupe, « Seasons End » et son refrain puissant, émouvant et son envolée explosive avec Steve Rothery livrant un de ses soli poignants dont il a le secret et enfin, « The Space ». Qualifier ce titre d’épique serait un doux euphémisme, la musique est grandiose et permet à Steve Hogarth de dévoiler un peu plus tout l’étendu de son talent, notamment durant ce break quasi a capella à couper le souffle.

Vous l’aurez compris, je suis fan totalement de Marillion, et plus particulièrement de la période Hogarth. C’est le groupe que j’ai le plus vu en concert et dont je possède le plus de disques (vinyles, CDs, DVDs, Blurays). C’est avec Seasons End que ma passion pour le groupe a véritablement commencé et ce disque représente pour moi le début d’un long périple musical passionnant et enrichissant qui ne me décevra que très très rarement (Somewhere Else peut-être ?).

« So watch the old world melt away
A loss regrets could never mend
You never miss it till it’s gone
So say goodbye, say goodbye  »

The Space