Sortie : 1972

Pressage : Reprise Records, France, 1974? (Discogs)

Un classique absolu ! Le genre d’album qui vous suit toute votre vie et dont vous ne vous lassez jamais. C’est en tout cas ce que je ressens pour Harvest. La discographie de Neil Young est plutôt riche et variée, on peut dire sans trop de risques que le loner a quelques pépites à son actif, ce n’est rien de le dire, je pense par exemple à After The Gold Rush, On The Beach, Tonight’s The Night ou encore Zuma, qui font partie de mes favoris indétrônables mais s’il fallait n’en choisir qu’un, ce serait sans hésiter Harvest.

L’ambiance du quatrième du canadien est simplement trop parfaite à mes oreilles. La variété des titres est assez impressionnante,  entre l’intimiste « The Needle And The Damage Done » à la très symphonique « A Man Needs A Maid » ou les épiques « There’s A World » et « Words, la country rock « Are You Ready For The Country? », le classique folk rock incontournable qu’est « Heart Of Gold », les titres se suivent et ne se ressemblent pas. Mais Harvest parvient je trouve à rester homogène du début à la fin, notamment grâce à l’atmosphère chaleureuse qui s’en dégage. Les mélodies sont empreintes de nostalgie, de mélancolie parfois mais aussi d’amertume…

Harvest c’est un peu le calme avant la tempête, la plongée dans les ténèbres avec la fameuse « Ditch Trilogy » qui suivra, Neil Young est alors au sommet de son art mais aussi paradoxalement (ou pas) au fond du trou… Il y a un avant et un après Harvest, ce qui en fait un album angulaire et incontournable de sa carrière. Il y aussi un avant et un après Harvest dans mon initiation musicale, d’où cette importance un peu spéciale à mes yeux…

« Heart of Gold » put me in the middle of the road. Traveling there soon became a bore so I headed for the ditch – Neil Young