Le nouvel album de Steven Wilson est sorti le 18 août et un heureux hasard a fait que je me trouvais à Londres ce jour là. Heureux hasard puisqu’avait lieu à l’occasion de cette sortie une séance de dédicaces accompagnée d’un concert intimiste au HMV d’Oxford Street. Les places étant limitées à 350, il fallait être sur le coup au bon moment afin d’obtenir le précieux sésame !

Le plaisir d’aller acheter ce tant attendu nouvel album, le jour de sa sortie, qui plus est à Londres, c’est une chose. Mais assister à ce concert de façon un peu improvisée, avec un Steven Wilson un peu intimidé mais ne manquant ni d’humour, ni de charisme, jouant des titres que je ne connaissais pas (à part la magnifique « Pariah ») et avec, cerise sur le gâteau, la présence de Ninet Tayeb, c’était vraiment pour moi un grand moment et une des meilleures façons d’aborder l’album pour la première fois.

Voici le concert en question, mise en ligne sur la chaîne Youtube officielle de Wilson :

Après le live, ce fut le moment des dédicaces et de la rencontre avec l’artiste qui, contrairement à l’image que j’avais de lui, je l’avoue, paraissait plutôt à l’aise et surtout très avenant et sympathique. J’ai saisi l’opportunité pour lui dire à quel point je trouvais intéressant qu’il ne cherche pas à reproduire sans cesse le même album et qu’il propose quelque chose d’un peu différent, ce à quoi il m’a répondu que c’était son objectif, essayer de se renouveler autant que possible.

Au grand dam de ses « fans » les plus… hermétiques au changement disons…  Un solo d’harmonica et un titre pop plus léger et c’est la panique à bord, l’artiste (qui a quand même déjà 30 ans de carrière derrière lui et qui maintient un niveau de qualité impressionnant) tant adulé devient banni séant du royaume du « vrai prog ».

C’est assez fascinant de lire des commentaires de « fans » qui ne laisseront même pas sa chance à l’album à cause du titre « Permanating » et qui passeront donc à côté d’excellents titres comme « To The Bone », « Pariah », « The Same Asylum As Before », Refuge », « People Who Eat Darkness » ou encore « Song Of I », bref les trois quarts de l’album (sans parler des titres bonus comme « A Door Marked Summer », du « classic Wilson » en veux-tu en voilà !)

Je ne l’ai pas encore écouté énormément mais je pense déjà pouvoir dire en toute honnêteté qu’il ne s’agit pas de mon album préféré de Wilson, qui reste je pense The Raven That Refused To Sing,  mais il se place d’ores et déjà, et sans hésitation aucune, dans mon top 2017 ! C’est un album charnière dans sa discographie qui confirme un peu plus à mon sens à quel point Steven Wilson est un grand artiste, qui prend des risques et ne se repose pas sur ses acquis pour faire plaisir à son public.

Et comme de toute façon, haters gonna hate