Sortie : 1975

Pressage : Charisma, France, 1975 (Discogs)

Premier album solo de Steve Hackett enregistré juste avant la fin de la tournée de The Lamb Lies Down On Broadway. L’ancien guitariste de Genesis a sorti un certain nombre d’excellents albums mais je dois dire que celui-ci reste mon préféré.

On ne va pas se mentir, avec Phil Collins à la batterie (et au chant sur « Star Of Sirius ») et Mike Rutherford à la basse, on n’est vraiment pas loin de Genesis. Certes il manque l’élément principal (Peter ou Tony, à vous de choisir…),  mais globalement, on est en terrain familier.

Voyage Of The Acolyte est peut-être un peu moins sombre et plus pastoral qu’un Nursery Cryme ou qu’un Foxtrot pour ne citer qu’eux mais quand même, les amateurs du Genesis de l’époque devrait y trouver leur compte. Personnellement, je mets l’album au même niveau, Steve Hackett a eu la bonne idée de faire un album principalement instrumental plutôt que de choisir un chanteur qu’on aurait forcément comparer à Peter Gabriel.

Autre idée judicieuse sur le plan vocal, car à l’opposé de Genesis, avoir choisi Sally Oldfield et sa voix éthérée sur le dernier titre, l’épique et absolument superbe « Shadow of The Hierophant ». Un final comme on en fait plus ! A noter que si Tony Banks, maître es Mellotron, n’est pas de la partie, le clavier mythique est néanmoins très à l’honneur, c’est le paradis des strings et des choirs !!

Voyage Of The Acolyte est un magnifique témoignage du talent de compositeur de M. Hackett et à mon sens un classique du genre qui va bien au-delà de l’exercice solo, au même titre que l’excellent The Geese And The Goose de son camarade Anthony Phillips. Non mais vraiment, ce final !!

« Tears fill the fountains failing their promise to heal
Rippling the waters mirror and ended ideal »