Emerson, Lake & Palmer – Emerson, Lake & Palmer

Premier album sorti en 1970 du supergroupe ELP composé de Keith Emerson (ex-The Nice), Greg Lake (ex-King Crimson) et Carl Palmer (ex-Atomic Rooster), une formation de haut vol !

Et pour un premier album, les anglais frappent fort puisqu’ils livrent ici certainement l’un des albums de rock progressif le plus intéressant de 1970 avec notamment Trespass (Genesis), Lizard (King Crimson) ou encore He To He, Who Am The Only One (Van Der Graaf Generator).

« The Barbarian » ouvre la face A sur un riff lourd à souhait que ne renieraient pas certains groupes de heavy puis dérive vers une ambiance plus jazzy au tempo rapide typique du style ELP à venir. Changement d’ambiance avec l’un des plus beaux titres du groupe (du prog ?), l’exceptionnelle « Take A Pebble » qui met à l’honneur le jeu de piano de Keith Emerson mais aussi la voix absolument magnifique de Greg Lake (la voix du fameux In The Court Of The Crimson King de King Crimson pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi). Ce titre fait indubitablement penser à un autre groupe anglais très inspiré par la musique classique, Renaissance. C’est ensuite la plus rock et excellente « Knife-Edge » (rappelant notamment Atomic Rooster) qui termine une première face remarquable (pour ne pas dire parfaite).

La face B est peut-être un peu moins passionnante car si le titre de Keith Emerson, « The Three Fates » montre encore un peu plus la maîtrise du bonhomme, on se perd un peu dans son propos et l’aspect pompeux souvent reproché au claviériste (et même à ELP en général) est ici assez . « Tank » rattrape le coup avec une belle démonstration de Carl Palmer à la batterie et l’album se termine sur le « tube » du groupe, la belle ballade « Lucky Man » et son solo de Moog culte.

Un premier album déjà haut en couleur mais somme toute assez accessible et digeste (toutes proportions gardées évidemment) par rapport aux extravagances musicales qui suivront… En tout cas un de mes LPs préférés du groupe, rien que pour la face A et « Lucky Man » !

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6 Commentaires

  1. HYPSIS 16 juin 2018

    Celui-ci et « Trilogy » sont parmi les plus digestes. J’adore Greg Lake, sa voix, sa basse, sans doute plus dans Crimson ou UK que dans ELP où la démesure est parfois indigeste. Mais des coups de génie, il y en a aussi, par exemple « Tarkus ».
    A noter qu’en 1970 il y a eu aussi « Time and a World » de Yes, et un album d’un petit groupe amateur, « Atom Heart Mother »… 😉

    • Sound Chaser 17 juin 2018 — Post Author

      J’adore également la voix de Greg Lake, notamment sur le premier album de King Crimson et il avait quoi, 20 ans et quelques…

      De grands moments aussi dans ELP et j’aime aussi beaucoup Tarkus pour sa face A évidemment la longue suite éponyme mais j’ai toujours été moins fan de la face B assez moyenne pour du ELP je trouve…

  2. Sardequin 16 juin 2018

    J’ai pas mal aimé ELP à une époque, mais il faut avouer que l’égo démesuré de Keith Emerson et sa tendance à la démonstration virtuose (ce qu’il était) et à la « pompe » est devenue au fil des album assez lassante ! Trilogy aussi est pour moi leur album le plus intéressant !

    • Sound Chaser 17 juin 2018 — Post Author

      Oui je comprends… ELP symbolise un peu tout ce que les personnes qui n’apprécient le rock progressif exècrent.

      Le Brain Salad Surgery, je l’aime beaucoup aussi celui-là, mais il faut avouer qu’il faut s’accrocher !

  3. HYPSIS 16 juin 2018

    Au fait, grosse boulette, c’est pas Greg Lake dans UK… c’est Wetton ! hihi

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