Led Zeppelin – Houses Of The Holy

Le premier Led Zeppelin que j’ai acheté en vinyle et l’un de mes albums préférés du groupe. Ce cinquième album des anglais se retrouve un peu coincé entre le mythique quatrième album et l’épique double album Physical Graffiti. Un peu dans l’ombre de ces monuments sans doute mais je lui trouve un charme particulier.

Houses Of The Holy contient surtout deux de mes titres favoris du Zeppelin, deux intouchables. La magnifique « The Rain Song » (qui m’a fait découvrir pour la première fois le Mellotron) et cette combinaison acoustique/électrique si caractéristique du groupe que j’aime tant (qu’on retrouve également avec l’excellente « Over The Hills And Far Away ») et bien sûr la monumentale « No Quarter », sombre, inquiétante et grandiose. Critiqués à l’époque dans le magazine Rolling Stone, ces deux titres n’étaient pour eux qu’une maladroite démonstration de John Paul Jones aux claviers (Wikipedia). Ah le goût des autres…

Pour le reste, du Led Zeppelin direct et efficace : « The Songs Remains The Same », « The Crunge », « Dancing Days », « The Ocean ». Seule ombre au tableau, le pseudo reggae « D’Yer Mak’er », exercice de style ou rôle à contre emploi qui pèse un peu sur l’ensemble à mon sens. Malgré ce détail, il s’agit d’un grand album, un album charnière même, beaucoup moins ancré dans le blues des débuts et qui dans un sens, se veut plus ambitieux et éclectique. Enfin, niveau production, ce Houses Of The Holy sonne particulièrement bien !

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2 Commentaires

  1. Diablotin 10 octobre 2018

    • Dès leurs début et pendant longtemps, les rock-critics américains ont eu du mal avec Led Zeppelin -et vive versa-. J’en parle d’ailleurs un peu ici : http://latelierdediablotin.fr/WordPress3/2018/09/playlist-tapettes-emaciees/
    Cela ne change rien au très vif succès qu’ils ont connu Outre-Atlantique, mais c’est intéressant de reconstruire leur parcours critique à travers le temps et l’espace avec près de 50 ans de recul.
    • Nonobstant, j’aime assez « Houses Of The Holy » et, en particulier, « D’yer Mak’er », assez rigolo faux reggae où, pour une fois, j’apprécie le jeu de batterie de John Bonham, qui tape fort à bon escient sans que cela m’ennuie –mon rapport à ce battre étant généralement problématique– ! J’aime beaucoup, aussi, l’intro de « The Song Remains The Same » –mais un peu moins la suite de la chanson-.

    • Sound Chaser 10 octobre 2018 — Post Author

      Nonobstant, j’aime assez « Houses Of The Holy » et, en particulier, « D’yer Mak’er », assez rigolo faux reggae où, pour une fois, j’apprécie le jeu de batterie de John Bonham, qui tape fort à bon escient sans que cela m’ennuie

      Le contraire m’aurait étonné 😀

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