Transatlantic – SMPT:e

1999, début 2000, alors en pleine découverte de Spock’s Beard, Dream Theater, The Flower Kings et Marillion, l’annonce d’un supergroupe composé de musiciens de ces groupes, respectivement Neal Morse, Mike portnoy, Roine Stolt et Pete Trewavas, m’avait évidemment intrigué et poussé à aller acheter l’album (en CD) à sa sortie, en mars 2000. En 2017, je suis tombé sur cette réédition vinyle de 2016 à Londres, à la foire aux disques du Old Spitalfields Market, que j’ai rapporté, je l’avoue, un peu par nostalgie.

Ce premier album intitulé SMPTe est principalement le fruit de l’écriture prolifique de Neal Morse et sonne donc naturellement Spock’s Beard période Day For Night/V mais la sensibilité musicale des autres musiciens apporte évidemment une touche différente. Cerise sur le gâteau, la production et les arrangements vintage (la part belle faite aux claviers, orgue Hammond, Fender Rhodes et Mellotron en tête) sont un régal !

Le premier titre « All Of The Above » est la pièce de résistance de l’album avec ses 31 minutes au compteur (qui s’étalent sur la face A et B du vinyle), dans la plus pure tradition morsienne : Introduction soignée, mélodies accrocheuses, excellents passages instrumentaux, harmonies vocales à la Spock’s Beard (comprendre à la Gentle Giant…) et final épique et grandiose. Si tant est que l’on apprécie le style de Neal Morse bien sûr, c’est du pur bonheur, l’une de ses meilleures compositions à mon sens.

La face C est composée de la superbe ballade « We All Need Some Light » et d’un titre de Roine Stolt, « My New World », 16 minutes de rock progressif vintage majestueux, empreint d’une certaine nostalgie.

Enfin la face D commence sur un titre plus court (pour les standards du groupe, elle fait quand même 7 mn !) et plus accessible, « Mystery Train » au refrain accrocheur. L’album se termine sur une reprise de Procol Harum, l’épique « In Held ‘Twas In I » sorti en 1968 sur leur second album, Shine On Brightly et considéré comme l’un des tous premiers titres de rock progressif à proprement parler (avec « Ars Longa Vita Brevis » de The Nice et ses 19 minutes sorti un mois auparavant). La version de Transatlantic est franchement réussie, notamment en ce qui concerne les arrangements des premiers couplets un peu différents de la version originale et les parties instrumentales.

Ce premier essai, à la fois ambitieux et accessible, fonctionne à merveille et l’alchimie entre les quatre musiciens est palpable à chaque instant. A tel point que SMPT:e est devenu pour moi un classique prog des années 2000 et certainement une de mes sorties préférées impliquant Neal Morse (avec les premiers Spock’s Beard et Testimony).

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