DeuxiĂšme album du groupe et premier et unique changement de line-up qui aura lieu dans la carriĂšre des canadiens. John Rutsey, batteur du premier album Ă©ponyme, qui le navire pour des raisons de santĂ© et son aversion pour les tournĂ©es et se voit remplacer par « le professeur », un certain Neil Peart. Un remplacement pour le moins dĂ©cisif puisque non content dâĂȘtre lâun des plus grands batteurs du genre, Neil Peart sâattĂšle Ă©galement Ă lâĂ©criture des paroles avec un talent certain.
Alors effectivement ce deuxiĂšme album est encore trĂšs inspirĂ© par Led Zeppelin mais honnĂȘtement, mĂȘme si je suis fan des anglais, jâaurais du mal Ă choisir entre le deuxiĂšme album de ces derniers et ce Fly By Night. La fougue du groupe mĂȘlĂ©e Ă la technique instrumentale des trois musiciens sont dĂ©jĂ assez impressionnantes et jouissives. Le style reste ancrĂ© dans le hard rock mais on sent dĂ©jĂ poindre certaines tendances progressives et le dĂ©sir de proposer une musique plus sophistiquĂ©e. « By-Thor And The Snow Dog » en est un trĂšs bon exemple. 9 minutes Ă©piques et sans temps mort qui rĂ©vĂšlent un peu plus la crĂ©ativitĂ© du guitariste Alex Lifeson et constituent peut-ĂȘtre le premier titre rĂ©ellement progressif du groupe.
« You feel thereâs something calling you
Rivendell
Youâre wanting to return
To where the misty mountains rise
And friendly fires burn »
Alors certes Fly By Night ne fait pas partie des classiques de Rush qui viendront un peu plus tard mais quand mĂȘme, je lâaime beaucoup ce deuxiĂšme album dĂ©jĂ parce quâil envoie bien comme il faut et parce quâon sent bien que le groupe peut aller beaucoup plus loin, mais aussi parce que câest le premier album avec Neil Peart et que dĂ©jĂ , son jeu apporte Ă©normĂ©ment. Enfin, jâavoue avoir un faible pour la pochette. Quoiquâil en soit, si Fly By Night demeure forcĂ©ment dans lâombre de 2112, Hemispheres ou Moving Pictures, je trouve quâil mĂ©rite amplement quâon lui laisse sa chance !

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