Comme pour Trespass, câest Ă nouveau Paul Whitehead qui signe le gatefold magnifique de ce troisiĂšme album de Genesis. La pochette est un indice, on devine que lâunivers du groupe sâest enrichit par rapport Ă Trespass, visuellement donc mais aussi et surtout musicalement.
Le titre dâouverture « The Musical Box » donne le ton de lâalbum. Il sâagira dâun des albums majeurs du groupe, le premier dâune plutĂŽt longue sĂ©rie (jusquâĂ disons 1977 et leur fabuleux live Seconds Out). Ce premier titre est la quintessence de Genesis, mais aussi du rock progressif en gĂ©nĂ©ral. 10 minutes audacieuses pleines de rebondissements et un Peter Gabriel littĂ©ralement habitĂ©, magistral dans son interprĂ©tation théùtrale et unique (et qui influencera toute une gĂ©nĂ©ration de chanteurs de nĂ©o prog Ă venirâŠ).

La suite de lâalbum nâest que pur bonheur avec quelques titres plus lĂ©gers ou moins ambitieux mais nĂ©anmoins agrĂ©ables (« For Absent Friends », « Harold The Barrel » ou « Harlequin ») mais ce sont surtout « The Return Of The Giant Hogweed » (conte sombre et fou assez dĂ©vastateur) et deux titres qui figurent parmi mes prĂ©fĂ©rĂ©s du groupe, « Seven Stones » et « The Fountain Of Salmacis » que je retiens. Ces derniers sont absolument superbes, avec notamment Tony Banks qui donne une leçon dâutilisation du Mellotron, un instrument qui devient irrĂ©mĂ©diablement un des Ă©lĂ©ments primordiaux du son du groupe.
Nursery Cryme est un classique de Genesis et du rock progressif en gĂ©nĂ©ral qui laisse entrevoir la suite qui scellera dĂ©finitivement le destin du groupe comme lâun des maĂźtres du genre, incontournable et fondamental.
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