Marillion – Script For A Jester’s Tear

Marillion - Script For A Jester's Tear

Premier album de Marillion ou la renaissance d’un genre en déclin…

Marillion est un groupe de rock progressif britannique, originaire d’Aylesbury, en Angleterre. Le groupe formé en 1979 s’appelait à l’origine Silmarillion, comme le roman de JRR Tolkien, auteur du Seigneur des anneaux.

Script For A Jester’s Tear est le premier album studio du groupe, sorti en 1983. Marillion est alors composé de Fish (chant), Steve Rothery (guitare), Mark Kelly (clavier), Pete Trewavas (basse) et Mick Pointer (batterie).

Ce premier album est une pépite et fait figure de renouveau d’un genre, le rock progressif, qui commençait à s’essouffler à la fin des années 70. Les groupes mythiques que sont Genesis, Yes, King Crimson ou encore Jethro Tull, se cherchent, se perdent aussi souvent, et parallèlement à cela, une nouvelle scène émerge avec des groupes comme Marillion, Pallas ou IQ, ce sont les débuts du « néo-prog ».

Alors de deux choses l’une, soit la similitude avec Genesis est trop forte et vous ne verrez en ce premier album qu’un pale ersatz ou bien au contraire, vous y trouverez tous les éléments que vous aimiez dans le rock progressif des 70’s, qui trouve ici une seconde jeunesse.

Pour ma part, l’affaire est entendue dès le titre éponyme qui ouvre l’album. « Script For A Jester’s Tear » est certainement un des titres qui vaut à lui seul l’écoute de l’album. Un superbe titre progressif de près de 9 mn qui alterne les passages calmes et plus rock et dévoile déjà tout le talent de Fish, aussi bien comme chanteur mais aussi comme parolier.

Des titres plus accessibles et rock composent l’album comme la provocante « Garden Party » ou encore « He Knows You Know ». « Chelsea Monday » est un titre plus lent, posé et magnifiquement sombre. « The Web » est un autre gros morceau du disque avec ses 9 mn changeantes dont l’orgue Hammond évoque Tony Banks sur les premier Genesis.

Script For A Jester’s Tear se termine sur la poignante « Forgotten Sons » qui traite sur la guerre en Irlande du Nord. Fish y est magistral et son interprétation théâtrale rend la tension incroyablement palpable et laisse cette impression rare qu’il croît en ce qu’il chante et m’évoque en ce sens un certain Peter Hammill (Van Der Graaf Generator), tant dans l’interprétation que dans la qualité des paroles.

Marillion propose ici un impressionnant premier album bourré de qualités musicales, Fish et Steve Rothery tirant clairement leurs épingles du jeu. L’ambiance est globalement sombre et pesante mais les titres sont variés et dynamiques et si l’œuvre de Genesis plane constamment, Marillion se veut plus rentre-dedans, peut-être plus engagé aussi ? Un de mes albums préférés de 1983 !

⭐⭐⭐⭐


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