Marillion – Radiation

Marillion - Radiation

Un album injustement malaimé à redécouvrir rien que pour « A Few Words For The Dead »

Radiation est le dixième album studio du groupe britannique Marillion, sorti en 1998. Enregistré au Racket Club entre novembre 1997 et juin 1998, il a été coproduit et mixé par Stewart Every.

Radiation fait suite à une série de cinq excellents albums, dont leur chef d’œuvre, Brave, avec Steve Hogarth au chant. Le groupe explore mais cet album reste dans la continuité de son prédécesseur, This Strange Engine, simplement moins acoustique, un peu plus rock, à l’instar des très mélodiques « Under The Sun » ou « The Answering Machine ».

Ce dixième effort est loin d’avoir fait l’unanimité et reste l’album le moins bien noté de Marillion sur Rate Your Music avec un petit 2.99/5. Trop direct ? Trop accessible ? Peu inspiré ? Peu importe ce qu’on lui reproche, ce n’est certes pas leur meilleur de cette décennie, mais je l’ai toujours beaucoup apprécié par sa diversité. Marillion n’est pas moins inspiré mais explore et assume.

L’excellente « Three Minutes Boy » rappelle l’ambiance de This Strange Engine tandis que « Now She’ll Never Know » calme le jeu avec un Hogarth tout en subtilité. « These Chains » est certainement la plus pop et la moins inspirée de l’album mais Steve Rothery sauve la mise avec un solo bref mais efficace. Sur la ballade bluesy, « Born To Run », Steve Hogarth mène la danse avec toute la classe vocale qu’on lui connaît maintenant depuis Seasons End.

Radiation se termine avec les deux titres les plus longs mais aussi les plus ambitieux de l’album. La sombre et épique « Cathedral Wall » et l’éclectique « A Few Words For The Dead », aux sonorités ethniques et psychédéliques, qui clôt l’album en beauté et un Steve Hogarth toujours remarquable.

Le mix initial de Radiation n’a pas aidé à sortie, peu flatteur et largement décrié. Le remix de Michael Hunter sorti en 2013 fût totalement de bonne augure et redonna une nouvelle jeunesse à ce disque injustement malaimé.

Si Radiation n’est certainement pas sur le podium des meilleurs albums de Marillion, il serait injuste de l’ignorer. Accessibilité ne rime pas forcément avec manque de créativité et ce dixième album, s’il déroute, n’ennuie pas et traverse l’épreuve du temps avec brio.

⭐⭐⭐


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