Novalis – Sommerabend

Novalis - Sommerabend

Sorti en 1976, Sommerabend est le troisième album du groupe de rock progressif allemand Novalis. Quand on évoque le rock progressif allemand, c’est souvent des groupes comme Eloy, Nektar, Triumvirat ou encore Grobschnitt qui ressortent. Et puis il y a bien sûr tout le pendant « krautrock » (vraiment pas fan de cette étiquette discutable) avec des groupes comme Can ou Neu!.

Si Novalis est peut-être un peu dans l’ombre de toutes ces formations, je dois dire qu’il s’agit certainement d’un de mes groupes favoris de cette scène allemande. Ils atteignent avec Sommerabend un certain aboutissement artistique et tienne sûrement là leur chef d’œuvre.

Leur rock progressif est bien moins complexe que Triumvirat clairement inspirée par ELP. Novalis est davantage dans une veine atmosphérique et planante, un peu à la manière des premiers Pink Floyd avec un petit quelque chose de plus romantique. En ce sens, la pochette, de toute beauté, reflète très bien l’ambiance du disque.

Novalis ne fait pas dans la démonstration technique et pompeuse mais joue plutôt sur les atmosphères et les envolées lyriques subtiles. La première face est constituée de seulement deux titres épiques, « Aufbruch » qui ouvre sur un mélodie de Fender Rhodes et une ambiance qui m’évoque énormément Atoll et « Wunderschätze », où les arpèges de guitare acoustique se mêlent aux nappes de Solina et des leads d’orgue hammond qui ne sont pas sans rappeler Tony Banks. Le tempo s’accélère et le titre se termine de façon plus rock, Novalis prouvant une nouvelle fois qu’ils savent diversifier leur propos.

La seconde face est constituée d’une suite de 18 minutes, « Sommerabend », qui reste dans la même veine progressive atmosphérique. Le début du titre rappelle fortement certaines ambiances d’Eloy (Silent Cries And Mighty Echoes ?) et même un peu Air avec ce combo Solina (encore) et leads de Minimoog planants. Encore beaucoup de guitare acoustique et de lead de synthés très mélodiques. On pense parfois à Nektar ou encore à Camel.

Novalis signe avec Sommerabend un disque très poétique et romantique, offrant un rock progressif subtil et très inspiré, pour les amateurs d’un prog moins démonstratif. Sommeraband figure en bonne place dans mon Top 1976 (et tout simplement dans mes albums cultes). Mon édition est un repressage allemand de 1977 trouvé sur Ebay Allemagne (ça se tient !).


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