Le premier Led Zeppelin que j’ai acheté en vinyle et l’un de mes albums préférés du groupe. Ce cinquième album des anglais se retrouve un peu coincé entre le mythique quatrième album et l’épique double album Physical Graffiti. Un peu dans l’ombre de ces monuments sans doute mais je lui trouve un charme particulier.
Houses Of The Holy contient surtout deux de mes titres favoris du Zeppelin, deux intouchables. La magnifique « The Rain Song » (qui m’a fait découvrir pour la première fois le Mellotron) et cette combinaison acoustique/électrique si caractéristique du groupe que j’aime tant (qu’on retrouve également avec l’excellente « Over The Hills And Far Away ») et bien sûr la monumentale « No Quarter », sombre, inquiétante et grandiose. Critiqués à l’époque dans le magazine Rolling Stone, ces deux titres n’étaient pour eux qu’une maladroite démonstration de John Paul Jones aux claviers (Wikipedia). Ah le goût des autres…
Pour le reste, du Led Zeppelin direct et efficace : « The Songs Remains The Same », « The Crunge », « Dancing Days », « The Ocean ». Seule ombre au tableau, le pseudo reggae « D’Yer Mak’er », exercice de style ou rôle à contre emploi qui pèse un peu sur l’ensemble à mon sens. Malgré ce détail, il s’agit d’un grand album, un album charnière même, beaucoup moins ancré dans le blues des débuts et qui dans un sens, se veut plus ambitieux et éclectique. Enfin, niveau production, ce Houses Of The Holy sonne particulièrement bien !

Laisser un commentaire