SeptiĂšme album de King Crimson, sorti la mĂȘme annĂ©e que son prĂ©dĂ©cesseur, lâexcellent Starless And Bible Black, en 1974. On y retrouve la fine Ă©quipe, Robert Fripp (guitares), John Wetton (voix, basse) et Bill Bruford (batterie) qui sĂ©vit depuis le fabuleux Larkâs Tongues In Aspic.
Il sâagit de lâincarnation du Roi Pourpre que je prĂ©fĂšre, sans nul doute et Red reste pour moi lâalbum dĂ©finitif du groupe, son chef dâoeuvre (avec Ă©videmment son premier album culte, In The Court Of The Crimson King de 1969). Un classique progressif intemporel qui met Ă peu prĂšs tout le monde dâaccord.
Red clĂŽt une dĂ©cennie musicale aventureuse et ambitieuse. Il faudra attendre 1981 avant que le groupe ne renaisse de ses cendres, dans une nouvelle incarnation, avec lâalbum Discipline.
A la fois complexe et poĂ©tique, introspectif et universel, lâalbum atteint son point de non retour avec la sublime « Starless ». Une premiĂšre partie dâune mĂ©lancolie envoĂ»tante, magnifiĂ©e par de superbes nappes de Mellotron, qui Ă©volue progressivement vers une seconde partie inquiĂ©tante, oĂč la tension devient presque Ă©touffante, pour aboutir Ă un final magistralement Ă©pique. Le dernier titre de King Crimson des annĂ©es 70 et certainement lâun des plus poignants, peut-ĂȘtre mĂȘme lâun des plus beaux du rock progressif. Album culte évidemment !

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