Mes albums préférés de 2018
Listes & Tops

Top 10 – Mes albums préférés de 2018 (et un peu plus…)

Après moult hésitations, voici mes dix albums studio préférés de 2018 (par ordre alphabétique). Une sélection orientée rock progressif (mais pas que) même si le genre me laisse de plus en plus indifférent ces dernières années, il y a heureusement toujours de nouvelles pépites, notamment par des groupes influencés par les années 70.

C’est involontaire mais cette sélection fait la part belle aux pays nordiques entre la Norvège, l’Islande, la Finlande et la Suède… Il faut croire que les scandinaves ont la recette de la musique que j’aime…

Arstidir – Nivalis

Et on commence avec l’Islande et Arstidir. Découvert l’année dernière lors d’un concert où ils partageaient l’affiche avec Myrkur et Solstafir, j’avais absolument adoré leur set. Nivalis est un très bel album de folk sophistiqué et mélancolique, très classe et envoûtant. Production aux petits oignons, pressage en 45 tours, le tout sonne vraiment superbement bien.

Arstidir - Novalis

All Traps On Earth – A Drop Of Light

Cet album est LA surprise de cette fin d’année ! All Traps On Earth est le nouveau groupe de Johan Brand, ex-Anglagard et son premier album, A Drop Of Light, est sorti de nulle part en novembre, sans crier gare. Une sacrée claque ! Amateurs, amatrices de prog scandinave épique, la relève d’Anglagard est juste ici et ce premier effort est certainement l’album progressif incontournable de 2018 à mon sens !

All Traps On Earth - A Drop Of Light

Daniel Davies – Events Score

Gros coup de cœur pour cet album. Daniel Davies fait partie de la fine équipe de John Carpenter, avec qui il a notamment travaillé sur les excellents Lost Themes I et II. Il m’aura fallu n’écouter qu’un titre au casque sur Bandcamp pour commander le vinyle. Très sombre, très inspiré par l’univers musical de « Big John » évidemment mais aussi Tangerine Dream, de superbes arrangements, bref, un de mes albums préférés de 2018 !

Ben Howard – Noonday Dream

J’attendais ce nouvel album avec impatience, et crainte aussi il faut bien le dire, tant son précédent disque, I Forgot Where We Were, est splendide. Noonday Dream l’est tout autant mais de façon différente. L’anglais prend des risques et propose un troisième album plus difficile d’accès, qui demande une attention particulière pour que l’immersion soit totale. Je reste totalement scotché par le premier titre de l’album « Nica Libres at Dusk », une pépite indie folk ambient !

Ben Howard - Noonday Dream

Judas Priest – Firepower

Un retour en force très bien accueilli ! Je n’ai pas tellement suivi le Judas Priest des années 2000 pour être tout à fait honnête mais ce Firepower m’a fait très forte impression et me rappelle les grandes heures du groupe.

Judas Priest - Firepower

Malady – Toinen Toista

Du rock progressif scandinave retro très bien exécuté (pléonasme ?). Malady est un groupe finlandais qui livre ici son deuxième album chez Svart Records. Production vintage, orgue Hammond, Mellotron, basse à l’honneur, je ne pouvais passer à côté ! D’autant qu’on est ici dans un rock progressif mélodique, non démonstratif, qui évoque Camel ou Pink Floyd période Meddle, bref, tout ce que j’aime !

Malady - Toinen Toista

Needlepoint – The Diary Of Robert Reverie

Découvert début 2019, je ne connais pas grand chose de Needlpoint mais ce quatrième album du groupe norvégien m’a fait forte impression. The Diary Of Robert Reverie évoque les débuts de Pink Floyd (enfin Syd Barrett pour être plus précis), Soft Machine ou encore Caravan. Une production vintage excellente qui sert un album dont l’influence de la scène de Canterbury est aussi évidente que rafraîchissante. Encore une pépite venue du nord !

Ring Van Möbius – Past The Evening Sun

Une trouvaille de dernière minute, en fouinant dans les charts 2018 de Rate Your Music. Un trio norvégien qui joue et enregistre sur du matériel analogique, proposant un rock progressif résolument 70’s exécuté avec panache. L’album m’évoque tour à tour Atomic Rooster, Van Der Graaf Generator mais aussi King Crimson et Triumvirat. Hum, avec tout ça, difficile de passer à côté et de ne pas lui trouver une place dans mon top !

Ring Van Möbius - Past The Evening Sun

Telegraph – Mir

Sortie de façon assez confidentielle sur Bandcamp, Mir est le premier album du groupe israélien Telegraph. Du rock progressif d’excellente facture, très inspiré par les 70’s, et oui encore (de nombreux passages m’évoquent notamment Camel, ce qui n’est pas pour me déplaire). Pour autant, Mir sonne aussi par moment plus moderne tant dans l’écriture que dans la production (contrairement à Malady ou encore Ring Von Mobiüs, qui sont dans une démarche vintage jusqu’auboutiste). Je trouve le côté « prog retro remis au goût du jour » en l’occurrence très réussi ici. Malheureusement, Mir n’est pas sorti en vinyle pour le moment.

Telegraph - Mir

Anna Von Hausswolff – Dead Magic

Je termine avec l’un des albums qui m’a le plus marqué cette année à savoir Dead Magic, le quatrième album de la talentueuse suédoise Anna Von Hausswolff. Difficile d’échapper aux incantations de la chanteuse totalement habitée qui livre d’épiques envolées lyriques. Chaotique, sombre, mystérieux et poignant… A écouter absolument, « The Mysterious Vanishing Of Electra ».

Anna Von Hausswolff - Dead Magic

En bonus, quelques uns de mes morceaux préférés de 2018…

Anna Von Hausswolff – « The Mysterious Vanishing Of Electra »

Ce titre est un chef d’oeuvre, tout simplement. Anna Von Hausswolff au sommet de son art, incantatoire, doom, épique, sauvage.

Dave Grohl – « Play »

Dave Grohl qui s’amuse à enregistrer tout seul une épique instrumentale de 22 minutes ? J’aimais déjà beaucoup le bonhomme mais c’est une belle surprise, un excellent titre ! Du chant n’aurait pas été de refus ceci dit et puis tant qu’on y est, dans la foulée, un album !

Dave Grohl - "Play"

Ayreon – « Intergalactic Space Crusaders »

Une redécouverte totale de ce titre de Star One (que je n’ai jamais trop suivi) avec Damian Wilson, la classe comme toujours mais c’est Magali Luyten la patronne ici. Elle a la tâche délicate de remplacer Russell Allen (Symphony X). Pari réussi haut la main puisque cette version live détrône aisément la studio.

Ben Howard – « Nica Libres At Dusk »

Superbe titre d’ouverture, atmosphérique et mélancolique qui plonge dans l’album le plus ambitieux de l’anglais.

A Star Is Born – « Shallow »

J’ai adoré cet énième remake de A Star Is Born, je dois bien l’avouer. La performance de Bradley Cooper en rock star sur le retour avec ses démons et son « penchant » autodestructeur est assez imparable. Sa performance vocale également, coaché paraît-il par un certain Eddie Vedder, et bien sûr la voix de Lady Gaga dans ses débuts, très réussis, au cinéma. « Shallow » est un des tubes issus du films, une belle ballade très efficace mais j’aime aussi beaucoup le titre d’intro du film « Black Eyes » et la superbe « Always Remember Us This Way ».

Telegraph – « Remote Control »

Une épique de 15 minutes qui clôt magistralement l’album Mir. Hâte qu’ils sortent l’album en vinyle !!


Live 2018

Et un peu de live…

Ayreon – Ayreon Universe

Si je n’écoute plus vraiment Ayreon, j’avoue avoir totalement redécouvert le projet d’Arjen Lucassen avec ce live (et triple vinyle) épique et son impressionnant casting de chanteurs et chanteuses. Un gros coup de coeur pour les prestations de Damian Wilson, Magali LuytenFloor JansenHansi Kürsch et Marcela Bovio

Steven Wilson – Home Invasion

En mars 2018, Steven Wilson joua trois soirs de suite au Royal Albert Hall, Home Invasion a été enregistré lors de la troisième soirée. Playlist centrée autour de son dernier album To The Bone, les nostalgiques de Porcupine Tree apprécieront la présence de « The Creator Has A Mastertape », « Arriving Somewhere But Not Here » (toujours magnifique), « Lazarus » et quelques autres. Bon, Gavin Harrison (batterie) manque cruellement sur ces titres je trouve mais c’est intéressant de pouvoir les écouter dans un contexte différent.

Mes préférés du concert restent « Pariah » (une des plus belles), « Home Invasion / Regret #9 », « People Who Eat Darkness » et « Routine » (qui n’est bizarrement que dans les bonus…). Maintenant la question qui dérange… Faut-il craquer pour la version vinyle 5 disques qui sort en mars ?

Marillion – All One Tonight

Encore un concert au Royal Albert Hall et de mon groupe fétiche, comment passer à côté ? Marillion ne m’a jamais (ou très rarement déçu), ce live ne fait pas exception. Je découvre un peu plus leur dernier album FEAR (que je n’ai pas encore complètement assimilé) qu’ils jouent ici dans son intégralité. Et je redécouvre quelques classiques du groupe accompagné pour l’occasion du quatuor In Praise Of Folly. Mention spéciale à « The Space » et « The Great Escape » absolument grandioses, sublimés encore un peu plus grâce aux arrangements du quatuor.

L’ambiance est très différente du concert de Wilson je dois dire, le public beaucoup plus présent, reprenant a cappella certains titres lorsque le groupe s’arrête, c’est assez saisissant.


Je ne suis pas vraiment amateur de rééditions de façon générale mais elles sont parfois inévitables… et bienvenues 🙂

Kate Bush – Aerial/50 Words For Snow

Autant les rééditions de ses albums sortis en 1970/80 n’ont absolument aucun intérêt à mes yeux autant je me suis rué sur ses albums récents dont le prix des pressages originaux est à trois chiffres sur Discogs… Rééditions de qualité avec de beaux gatefolds épais qui contiennent de gros livrets de 20 pages comme les originaux. Superbe son !

Yes – Fly From Here – The Return Trip

Il s’agit de la réédition de Fly From Here, album de Yes sorti en 2011. Réédition un peu spéciale puisque le chant a été réenregistré par le producteur de l’album, Trevor Horn (à la place de Benoit David), on retrouve ainsi sur cette nouvelle mouture de Fly From Here le line up de l’album Drama sorti en 1980. Une sortie qui doit avoir un goût un peu amer pour Benoit David, à juste titre. Cela étant dit, j’avoue préférer cette version 2018 et la version 2011 commence à coter un peu trop à mon goût…

Yes - Fly From Here - Return Trip

Neil Young – Roxy – Tonight’s The Night Live

Un concert donné pour l’inauguration du Roxy à Los Angeles en 1973. Des morceaux alors inédits qui constitueront l’un des classiques du Loner qui ne sortira que deux ans plus tard, Tonight’s The Night, troisième volet de la fameuse « Ditch Trilogy », période la plus sombre du canadien. Un document d’archive indispensable, un live à l’atmosphère aussi sombre que chaleureuse, on le préférerait presque à l’album studio…


Encore une belle année musicale qui nous a offert deux énormes albums, Dead Magic et A Drop Of Light, qui placent la barre assez haute pour 2019…

La playlist en bonus

Musicien derrière Spleen Arcana et féru de rock progressif, je partage ici ma passion pour la musique et pour mon support fétiche, le vinyle!

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