Sur le web #2

C’est parti pour les derniers liens musicaux qui m’ont interpellé, glanés ici et là 😉

Alternatives Economiques évoque le revival du vinyle dans un article assez complet intitulé « le vinyle creuse son sillon » (on leur pardonnera le jeu de mots :D)

Télérama publie quant à lui un article beaucoup plus critique sur ce même revival et évoque les dérives d’un marché qui ne s’est jamais aussi porté depuis des années mais questionne la qualité des sorties récentes, dont les pressages sont pour la plupart issues de fichiers numériques. A lire absolument !

Sur Motherboard, un article en anglais explique l’importance du choix de Spotify de baisser le volume de tous ses titres. Un pas de plus vers le début de la fin de l’hégémonie de la « loudness war » et ses dégâts aussi bien artistiques que physiques.

Et pour aller plus loin, un article intéressant qui explique la loudness war de façon simple et efficace sur le site Sucre Brun.

En cherchant des infos sur la bande-son (que j’adore) du dernier film de Christopher Nolan, Dunkerque, je suis tombé sur cet article de The Beat sur le « Sherpard Tone », cette  illusion sonore qui est pour beaucoup dans la tension constante, limite anxiogène, du film. Fascinant !

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6 Commentaires

  1. Sardequin 3 août 2017

    Ah la qualité des rééditons !! L’article de Télérama est assez éclairant ! Et je suis assez d’accord ! Le souci, c’est que voyant le retour du vinyle, Universal, sortant la calculette a donc ressorti en rééditions à 10€ son fond de catalogue (Back To Black par exemple), sans prendre même le temps de retravailler les masters. D’ou une qualité souvent médiocre !
    Alors, même si j’ai pour deux ou trois albums cédé à la tentation (trouver du Nick Drake en vide-greniers ou même en convention à prix décent, c’est mission impossible), il y a tromperie sur la marchandise. Et en plus, avec la quantité des rééditions, les majors monopolisent les capacités de productions des usines de pressage, bloquant ainsi les labels indépendants qui en peuvent plus faire presser les albums de leurs artistes.

    Le risque, c’est de faire comme à l’arrivée du CD, l’essor des Fnac, c’est de fragiliser les vrais disquaires indépendants et de nouveau provoquer leur disparition. Tout ça pour faire un profit rapide ! Et l’autre risque c’est de dégouter ceux qui rachètent des vinyles et qui vont trouver que ben tout compte fait, le son, c’est pas mieux que les MP3 ! Et donc de « marginaliser » à nouveau le vinyle !

    Et en même temps, ça nous débarrassera des vendeurs de vide-greniers qui nous disent « j’ai vu les prix sur internet » pour tenter de nous fourguer des daubes à 10€ en vide-greniers ! Tant mieux !

  2. Diablotin 4 août 2017

    Tiens, je parle de la même chose sous un autre angle dans ma notule du jour 🙂 http://latelierdediablotin.fr/WordPress3/2017/08/effet-de-mode-suite/
    Les « dérives » énoncées dans l’article de Télérama sont déjà connues depuis pas mal de temps, il est clair qu’une démarche mercantile prend de plus en plus le pas sur une démarche de « marché de niche pour chercheurs passionnés ». C’est vrai pour le support vinyle comme pour les tables tournantes vendues à prix d’or actuellement, alors que leur principe de fonctionnement est ancien et n’a pas évolué depuis les années 50 –une Garrard 403 bien réglée avec un bras convenable fonctionne mieux que n’importe quelle Pro-Ject ou Rega…-.
    J’avais déjà lu l’article sur la « Loudness War »et les articles qui en découlent-, dont la lecture était également proposée par un blog dont mon petit doigt me dit que tu connais bien la rédactrice 🙂 ! Là encore, il s’agit d’un phénomène plutôt ancien et bien documenté depuis le début des années 2000, et les choses vont plutôt en s’améliorant –la musique classique en est épargnée, cela étant-.
    @Sardequin : les bandes-mères des plus anciens enregistrements analogiques doivent être bien bien obsolètes, le support magnétique étant appelé à se détériorer dans le temps, comme chacun sait, et ce quelles que soient les conditions de stockage.

    • Sardequin 4 août 2017

      @Diablotin ! Tu as parfaitement raison pour les support magnétiques anciens ! Sans compter ceux qui ont été détruits ou ont disparu ! C’est plus la qualité du pressage qui est en cause à mon avis, parce que honnêtement un bon master numérique n’est pas gênant !

    • Sound Chaser 11 août 2017 — (Auteur de l’article)

      Tiens je n’étais pas encore allé voir mais j’ai répondu à ton article du coup. Mais bon c’est un coup d’épée dans l’eau je pense. Par rapport au sondage, je serais curieux de savoir le nombre de disques que possèdent les 41% voire les 7%… Quid de la part de ceux qui achètent par exemple les éditions en couleur limitées à 300 exemplaires pour spéculer. Y’a évidemment la mode, la spéculation aussi mais avant toute chose, et c’est ce qui nous intéresse ici, la musique et le son !! 🙂

      • Diablotin 14 août 2017

        Ton commentaire doit être en attente de validation, mais comme nous sommes en vacances, je le découvrirai à notre retour !
        Personnellement, la musique m’intéresse beaucoup plus que le son 😉 ! Même si je suis attaché à de bonnes conditions de reproduction sonore dans la mesure du possible, je sais bien que ce n’est qu’un pis-aller et que rien ne peut remplacer la salle de concert ou le fauteuil d’opéra 😀 Par ailleurs, j’écoute beaucoup de très vieux enregistrements -1910/1930- et l’oreille reconstitue assez bien ce qui manque quand on connaît l’œuvre 😉
        Avant de tous les revendre en lot avec leur très bonne table tournante il y a déjà longtemps, j’avais beaucoup de 33 tours -plus de 2000 mais moins de 3000-, qui ne m’ont jamais manqué : mes goûts ont un peu évolué d’une part, et ceux qui m’intéressaient le plus en pop-rock, je les ai en CD depuis longtemps 🙂

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